L'agriculture biologique, une nécessité urgente

Publié le 31 Mars 2011

Petit témoignage de Claude Bourguignon, ingénieur agronome formé à l'Institut national agronomique Paris-Grignon (INA P-G) sur une grande catastrophe non annoncée !

 Il a d'abord travaillé à l'INRA (Chaire d'agronomie) où ses travaux (méthode de mesure de l’activité biologique des sols) ont suscité peu d'intérêt, voire le rejet. Voyant par ses relevés d’activité biologique que les sols cultivés en labour avec des apports d'engrais chimiques et de pesticides perdaient leurs populations microbiennes et fongiques, et mouraient en perdant aussi leurs nutriments et en s'érodant  de manière accélérée, il est devenu un des promoteurs, développeurs et spécialiste des techniques de restauration et préservation des sols agricoles par des techniques respectueuses de la vie du sol et de son fonctionnement en tant qu'agro-écosystème complexe.

Claude Bourguignon est par ailleurs conférencier et formateur, membre de la Société d’écologie, de la Société américaine de microbiologie, enseignant à la première chaire française de pédologie et de microbiologie du sol (Beaujeu). Il déplore l'absence de chaire officielle de microbiologie des sols à l'INRA ou en France (depuis que le secteur microbiologie des sols de l’Institut Pasteur a été fermé), ce qui s'est traduit par le manque de formation en microbiologie chez les pédologues et agronomes.

Dans les années 1980, il met au point une méthode de mesure de l'activité micro-biologique des sols et constate qu'en Europe, 90% de l'activité micro-biologique des sols a été détruite.

Il est aussi (avec sa femme Lydia Gabucci-Bourguignon, ingénieur IUT) directeur et fondateur du LAMS (Laboratoire d’analyse microbiologique des sols) qui produit des analyses chimiques, écologiques et biologiques des sols agricoles (ou autres, golfs par exemple), afin d’aider les agriculteurs ou leurs gestionnaires à obtenir de meilleurs rendements, par une meilleure connaissance et prise en compte du fonctionnement des sols. (source Ekopédia)

 (d'abord couper le son de la musique en bas de la page pour écouter la vidéo)

 

Ce témoignage aide à comprendre que l'agriculture biologique n'est pas un phénomène de mode, une vague bio, nouveau support publicitaire pour les grandes firmes et enseignes. L'agriculture biologique est d'abord et avant tout un moyen de réanimer la terre que l'agriculture intensive a assassinée pendant des décennies. Comme un bienfait n'est jamais sans retour, si nous sauvons notre terre, nous sauvons l'humanité avec. Essayons dans notre quotidien de privilégier ce qui est biologique, appliquons ces méthodes au jardin, développons et sollicitons auprès de nos communes des jardins ouvriers (des jardins vivriers !) et encourageons les agriculteurs qui ont pris conscience de cette nécessité, en adhérent par exemple à des AMAP (Association de Maintien de l'Agriculture Paysanne).

La survie de la terre est entre nos mains.
 
 
Nathalie

Rédigé par Alain Jean

Publié dans #SYSTEME D - NOUVELLES - DES IDEES ET DU PARTAGE

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